Fantasy

Izana – Daruma Matsuura

J’ai découvert ce livre grâce à la communauté d’Instagram. Le résumé ainsi que la couverture m’ont tout de suite séduite. Si bien que je n’ai pas mis longtemps avant de craquer et de l’entamer. Une histoire à l’air de conte japonais avec une plumé poétique. Tout était réuni pour me plaire et pourtant j’ai cette sensation d’être passé complètement à côté.


izana

Editions Lumen

317 pages

15€

 

 

 

 

 


Résumé :

Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l’interdit et de s’aventurer à l’extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu’il ne peut être montré au grand jour.

Car si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…


Avis :

Tout commence donc par la naissance d’Izana, qui en plus de la malchance d’être née laide, a surtout eu le malheur de naître durant l’année du cheval de feu. Et dans le village d’Akeiwa, au pied de la montagne, la légende veut que si un enfant laid né durant l’année du cheval de feu, il apportera malheur au village. C’est donc pour cela qu’il faudra assassiner l’enfant…

Pourtant Izana échappe à ce funeste destin grâce à sa défunte mère et à Chigusa, la sage-femme qui l’a mise au monde et qui n’aura de cesse de la protéger. Elle prendra la place de mère et aura un rôle à jouer durant toute la croissance d’Izana, notamment la cacher aux yeux de tous afin que personne ne sache la vérité par rapport à ce qu’il c’est passé le soir de sa naissance.

Izana se confrontera à de nombreuses épreuves qui vont peu à peu construire son caractère et sa façon d’être. Petit à petit, vont accroître des sentiments en elle, qu’ils soient négatifs ou positifs. C’est surtout avec l’arrivée de Kingo, un jeune garçon recueilli par Chigusa qui va nous permettre de mieux prendre conscience du côté humain d’Izana.

De plus, l’auteure livre non seulement le point de vue d’Izana mais également celui de Kingo et des personnages qui auront leur importance par rapport à des décisions qui seront prises plus tard. On peut donc suivre leur cheminement jusqu’à la fin qui s’annonce assez sombre, et cela l’auteure nous l’apprend d’entrée de jeu avec la légende du cheval de feu.

Pour être honnête, l’histoire est réellement plaisante. Le côté légende japonaise est vraiment quelque chose que j’ai apprécié. J’ai également aimé lire les points de vue d’Izana et de Kingo, avec une préférence pour la première car cela permet de suivre son évolution et de comprendre ce qu’elle ressent au travers des différentes épreuves qu’elle est amenée à traverser. Notamment lors de sa première sortie dans le monde extérieur qui sera déjà un élément déclencheur pour plus tard. Les différents qu’elle suscite en nous, a fait que malgré ce qu’elle fait je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir de l’empathie auprès d’elle.

Mais c’est surtout Kingo qui m’a touché par l’enfance qu’il a vécu et qu’il continue à vivre et ce par quoi il est déjà passé. Il continue d’ailleurs de subir des brimades de sa famille mais également à son école. Je n’avais qu’une envie c’était de le prendre dans mes bras et lui dire que tout irait bien. Il a vraiment réussi à me toucher et ce qu’il fait à la fin… et bien on comprend même si c’est difficile de l’accepter. Parce qu’au final on découvre ce qui se cache derrière cette légende… et je me suis sentie révoltée avec cette envie de crier. Mais je vous laisserai découvrir pourquoi =).

Cependant, j’ai parfois trouvé l’histoire un peu longue et je pense que cela a été accentué par la longueur des chapitres. En effet, le livre se divise en 7 chapitres… autant dire que parfois je trouvais que ça trainait en longueur surtout avec le côté très descriptif des paysages, des différentes scènes. Il n’y a pas énormément de dialogue, le style est donc narratif. Mais lorsque ce n’est pas rythmé par des chapitres plus ou moins courts, le récit en devient presque ennuyeux alors que l’histoire est vraiment belle.

Heureusement qu’il y a des éléments qui donnent envie d’en savoir toujours plus. Ensuite, j’ai pu constaté à plusieurs reprises des fautes de frappe où les mots sont soient en trop soit absent. Du coup, ça m’a un peu refroidi durant ma lecture et je pense que ça a beaucoup joué sur mon ressenti final de la lecture.


En bref, une lecture agréable si on passe outre les fautes ce que je n’ai pas, malheureusement, réussi à faire complètement. Mais la fin de l’histoire m’a tout de même donné envie de découvrir le manga. Je me lancerai donc peut-être dans Kasane, la suite de ce livre.

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