Le cri – Nicolas Beuglet

Depuis sa sortie je l’ai vu. Depuis sa sortie je le veux. J’ai patienté, failli craquer, ma volonté mise à rude épreuve… mais enfin au bout d’un an j’ai cédé à cette tentation qui me tenaillait. Et il n’a pas fait long feu dans ma PAL. J’ai été séduite par la couverture et par le résumé. Je m’attendais à quelque chose d’haletant où je n’aurais pas vraiment le temps de me poser avec des passages où je me dirais « put** c’est dingue ». Sans être un coup de cœur, on le frôle quand même. J’ai passé un super moment avec ce livre, court, parce qu’un livre comme celui-ci ne fait pas long feu.


 

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Editions XO

Prix : 19€90

491 pages

Genre : thriller

 

 

 


Résumé :
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !


Mon avis :

Le livre commence par la présentation de Sarah d’une manière assez brusque. En effet celle-ci vient de se séparer de son mari assez brutalement, la touchant et la rendant vulnérable. Heureusement, si je puis dire, elle est appelée pour se rendre à l’hôpital psychiatrique de Gaustad où le corps d’un patient a été retrouvé sans vie. En constatant par elle-même ce décès, Sarah perçoit dès le début que quelque chose ne va pas et que malgré ce que disent les infirmiers et le directeur, le patient 488 n’est pas mort d’une simple crise cardiaque. Et d’ailleurs pourquoi 488 ? Ce patient n’est connu que sous ce nom. Depuis la trentaine d’années dans l’enceinte de cet hôpital, personne n’a jamais connu son prénom.

« La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli, madame Geringën. Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. » 

Et à partir de là, à partir du moment où Sarah met les pieds dans cet hôpital psychiatrique, tout s’enchaîne et nous entraine dans un rythme soutenu entre course contre la montre et révélations. Ses recherches la mènent en France qu’elle a quitté il y a des années pour aller vivre en Norvège avec son mari. Elle rencontrera là-bas Christopher, un journaliste d’investigation reconverti. Entre eux, le contact va de suite passer et ils vont se lier pour résoudre ce mystère qui règne autour de ce patient et de ce qui lui est arrivé.

Réellement, le rythme est assez intense, les découvertes qu’ils font sont ahurissantes, d’autant que c’est tiré de faits réels. L’auteur ne nous épargne pas dans les détails et nous laisse bien imaginer certaines scènes. Il y a des moments charnières dans le sens où l’on assiste à des révélations qui vont tout changer dans la façon d’agir de nos protagonistes, m’apportant un stress supplémentaire. Et même lorsque vient le temps de certaines explications scientifiques, l’auteur ne nous perd pas en route. Je dirais pas que l’on est proche de la vulgarisation mais les choses sont expliquées de sorte qu’on ne se sente pas paumés.

Les personnages sont bien travaillés. J’ai pu découvrir ainsi le vrai visage de Sarah, femme forte à l’extérieur qui n’a pas eu un passé facile, et l’on saura pourquoi. Il est facile de s’attacher à ce personnage et de comprendre ce qu’elle est aujourd’hui. Sans jouer sur la corde sensible, hautement mélodramatique, Nicolas Beuglet a su m’atteindre de sorte que j’ai mieux compris certains traits de sa personnalité. Ensuite, il y a Christopher… ahhh Christopher, l’homme qui ne vous laissera sûrement pas indifférente… en tout cas moi il m’a touché, beaucoup plus que Sarah. On découvre un homme meurtri mais prêt à tout pour sa famille, pour la protéger. Il se découvre au fur et à mesure et ça ne fait que renforcer ce côté protecteur et aimant qu’il dégage. Ce sont surtout ces deux personnages qui sont le plus développés, tout en évoquant toutes ces personnes qui gravitent autour d’eux en commençant par les coéquipiers de Sarah, dont son ex, qui est son chef. Les relations sont expliquées de façon claire ce qui fait que l’on arrive à s’y retrouver sans trop de difficulté.

Et la fin… sans être une fin avec une action de malade et un dénouement à nous couper le souffle, l’auteur a quand même réussi à me scotcher par les révélations qui y sont faites. Et puis il faut dire que le compte à rebours nous tient en haleine jusqu’à la presque toute fin, donc un peu de calme fait du bien aussi. La fin nous permet de réfléchir aux découvertes faites, et vous ne serez pas déçus, et à ce qu’elles pourraient avoir comme impactes.

J’ai voulu à tout prix faire durer ce plaisir. Je me forçais à m’arrêter pour savourer chaque moment, chaque mot avant de refermer définitivement ce livre. Mais le dilemme était assez compliqué, entre vouloir savoir à tout prix et faire durer… je n’ai tenu que quelques heures avant de le reprendre et de le dévorer.

« Chaque époque a ses certitudes et le présent est parfois prétentieux lorsqu’il juge le passé. »

En bref, un thriller haletant, une course contre la montre, des moments de stress… La découverte de l’ile de l’Ascension et de ce qui a été réalisés là-bas, qui m’a tout de même mis mal à l’aise. Des personnages que l’on aime découvrir et suivre. Et vivement le prochain thriller de Nicolas Beuglet.

Mon seul regret ? Ne pas avoir craqué plus tôt !

 

 

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