Tenebra Roma – Donato Carrisi

Lu dans l’avion, j’ai beaucoup aimé l’intrigue principal de ce nouveau policier de Donato Carrisi. Cependant, au contraire de Le chuchoteur ou encore Le tribunal des âmes, j’ai été dérangé par certains passages et le déroulement des actions. Une lecture qui reste très bonne malgré tout et que je conseille à ceux qui aiment être pris dans un tourbillon d’actions, de péripéties et de révélations!


tenebra roma.jpg

Editions Calmann-Levy

Prix : 20€50

304 pages

Genre : policier

 

 

 


Résumé :

« Et si Rome se retrouvait plongée dans les ténèbres pour toujours… »

Cinq siècles auparavant, le pape Léon X lança cet avertissement : Rome ne devra jamais être plongée dans l’obscurité. Pourtant, lorsqu’aujourd’hui la foudre s’abat sur une centrale électrique au cours d’une terrible tempête, les autorités romaines sont forcées d’imposer un black-out total de vingt-quatre heures sur la ville le temps de réparer les dégâts. Dès le crépuscule, les ombres reviennent envahir Rome.
Dans le chaos et la panique qui s’ensuivent, une silhouette plus sombre que les autres va se déplacer silencieusement à travers la capitale, laissant derrière elle une traînée de morts… ainsi que des indices.
Marcus, le prêtre de l’ordre des Pénitenciers, peut reconnaître et interpréter les anomalies sur les scènes de crime. Mais le pénitencier a perdu son arme la plus précieuse : sa mémoire. Lui-même victime du tueur, il échappe de justesse à une mort atroce, sans plus aucun souvenir des derniers jours passés. Il va devoir remonter le fil de sa vie en même temps que la piste du monstre.
Seule Sandra Vega, une ancienne photographe scientifique, peut l’aider dans sa traque. Sandra connaît le secret de Marcus, mais a subi trop de pertes dans sa vie pour être en mesure de faire face à nouveau au mal. Et pourtant, elle va se retrouver entraînée malgré elle au cœur de l’enquête…
Le coucher du soleil se rapproche, et le temps est compté : au-delà des ténèbres, il n’y a que l’abîme.


Mon avis :

Que se passerait-il si Rome se retrouvait plonger dans le noir ? Le chaos ? C’est en tout cas l’avertissement qu’a lancé le pape Léon X il y a cinq siècles. Et c’est aussi ce qui va se réaliser dans les 24 prochaines heures. En effet, une tempête terrible s’est abattu, forçant les autorités à imposer une coupure totale d’électricité.

« Le black-out général était prévu pour 7h41 du matin. A partir de ce moment, Rome serait plongée dans un nouveau Moyen Âge. »

Imaginez un peu, 24h sans électricité, dans le noir, sans plus aucun moyen de communication… tout le monde peut faire ce qu’il veut y compris les malfaiteurs… C’est ce chaos là que doit tenter d’endiguer la police de Rome. Et ça ne va pas louper, voici qu’à peine le black-out entamé, que quelqu’un a décidé de tuer certaines personnes pour une raison encore bien obscure. Et pour aider sur cette chasse à l’homme, la police fera appel à Sandra Vega, ancienne photographe scientifique. Elle sera intégrée malgré elle dans cette enquête et se verra confrontée à des vérités parfois dures à entendre.

De l’autre côté on retrouve Marcus (qui est présent dans Le tribunal des âmes et Malefico), amnésique et attaché sans savoir comment il en est arrivé là. Il partira à la recherche de la vérité et découvrira des choses qui pourront tout remettre en questions…

Pour ma part, je n’ai lu que Le tribunal des âmes, j’ai donc commencé Tenebra Roma sans savoir ce qui a pu se passer auparavant pour nos deux protagonistes, Sandra et Marcus. Cela n’est pas vraiment gênant en soi, mais j’avoue que ma curiosité a été pas mal titillé quand même haha. Mis à part cela, on est mis directement dans l’ambiance!

« L’obscurité change la perception de la réalité. »

Dès les premières pages l’auteur nous installe dans une ambiance oppressante et inconfortable… et ça dure tout au long du livre. Une impression de malaise c’est collé à ma peau et difficile de s’en débarrasser. Le fait que tout Rome soit plongé dans le noir, la pluie torrentielle qui donne l’impression de n’en pas finir, que chaque habitant ressente une peur bleue et ce chaos qui règne au fil des pages, tout ces éléments font que l’auteur a réussi à m’immerger assez facilement dans cette ambiance. J’ai eu la sensation de me retrouver dans un espèce de huis-clos et de ne pas réussir à m’en sortir. J’étais comme ses romains qui se retrouvent prisonnier de la pluie torrentielle, dépendant du black-out et impuissant face à la violence dont ils sont témoins.

De plus, l’intrigue est réellement intéressante et bien construite. En effet, tout au long on suit un fil conducteur sans se perdre. J’ai suivi chaque étape de façon claire et précise, m’imprégnant un peu plus dans l’enquête. On avance à la même vitesse que les enquêteurs et que Marcus. Marcus qui est à la recherche de la vérité ou plutôt de comment il en est arrivé à être ligoté sans aucun souvenirs de ce qu’il c’est passé avant. Je me suis posée beaucoup de questions, les doutes se sont insinués par tous mes pores et cette sensation de malaise n’a pas cessé de croître notamment lorsque l’on apprend certaines choses assez glauques il faut le dire.

Au niveau des personnages, j’ai adoré les suivre et les voir évoluer, notamment Vitali, que j’ai adoré détester! Il est horripilant à souhait et pourtant il y a quelque chose qui fait qu’on s’y attache malgré nous, un peu à contre-coeur. Je ne sais pas si on le reverra dans un prochain roman de Donato Carrisi mais sa personnalité m’a l’air bien complexe et j’ai l’impression qu’il cache encore beaucoup de choses. J’ai aussi beaucoup aimé Marcus avec qui on souffre il faut le dire. Le voir si démuni face à son amnésie, voir ses démons le rattraper… et lire comment l’auteur décrit tout ça, n’a fait que stimuler mon empathie envers lui haha. C’est vraiment un personnage intéressant et j’était accroché à ma liseuse de savoir ce qui lui était réellement arrivé. Par contre Sandra Vega… j’ai pas vraiment eu d’attache avec ce personnage… certaines choses m’ont dérangé et je n’ai pas réussi à me plonger dans son histoire, ses sentiments tout ça… dommage car je l’avais beaucoup apprécié dans le Tribunal des âmes.

Cependant si je devais reprocher deux choses à l’intrigue et plus globalement au livre lui-même, ce serait les turn-over à n’en plus finir et les scènes très crues. Attention, je ne dis pas qu’il ne doit pas y en avoir. J’aime quand il y a des turn-over, quand l’auteur ne nous épargne pas et qu’il joue avec mon cerveau en me le retournant dans tous les sens. Non, quand je dis que j’ai des reproches à faire à ce niveau-là c’est que trop de turn-over tue le turn-over. Il y en a beaucoup, en tout cas pour moi, tellement qu’à un moment je finissais par anticiper ce qui allait se passer, ou du mois par deviner ce qui allait se passer sans me tromper. Ca gâche un peu le plaisir de la lecture même si je peux comprendre le besoin de rebondissements dans un livre pour éviter l’ennui chez le lecteur. Et en ce qui concerne les scènes crues… en soi ça ne me dérange pas quand elles vont de soi dans le livre comme ça peut être le cas dans Mör de Johanna Gustawsson, Cyanure de Laurent Loison ou encore Level 26 de Anthony Zuiker. Ce sont des scènes importantes dans le sens où on prend réellement conscience de l’horreur que nous décrit l’auteur en ne nous épargnant pas, ni même une seconde… mais là c’est trop. Pour moi tout n’était pas indispensable, certaines scènes auraient peut-être pu être éviter. J’ai parfois eu l’impression que c’était du m’as-tu vu plus que quelque chose qui est indispensable à l’histoire. Alors ça marche peut-être avec d’autres, je ne dis pas le contraire, mais avec moi ça a été un flop, allant jusqu’à me déranger dans ma lecture.

Heureusement que l’intrigue, l’ambiance et les personnages rattrapent ces deux aspects un peu négatifs ce qui fait que ça devient tout de même secondaire.  Et surtout que le dénouement a été à la hauteur de mes espérances. En effet, pour moi il répond à mes questions et surtout met un point final à toute cette histoire. L’auteur ne nous laisse pas languir et j’ai énormément apprécié ce point-là.

En bref, un policier qui vous plongera dans une ambiance malsaine, oppressante et vous mettra directement dans le bain. Des personnages qu’on aime détester, que l’on suit dans leurs doutes, leur enquête également. Un dénouement répondant à mes attentes, à mes questions malgré des turn-over trop présents et des scènes très crues pas vraiment indispensables pour moi. Mais en tout cas, un policier que j’ai beaucoup apprécié lire et un auteur qui sait vous prendre aux tripes tout de même.

« Parce que c’était à cela qu’il était le meilleur: chercher des anomalies. Des plis imperceptibles sur la toile de la normalité. »

Merci à Netgalley France et aux éditions Calmann Levy pour m’avoir permis de lire ce roman.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s