Ceux qui te mentent – Nuala Ellwood

Un thriller qui traite du stress post-traumatique. 

Un résumé qui promet une tourmente psychologique comme j’aime. 

Il ne m’en fallait pas plus pour me laisser tenter.

Une histoire qui m’a touché, où je me suis dit « oh pu*** de m**** c’est dingue! ».

Et une fois la dernière page tournée, une sensation de vide. 


ceux qui te mentent.jpg

 

Editions Michel Lafon 

Genre : policier

 

 


 

 

Résumé : 

Kate est reporter de guerre et souffre de stress post-traumatique. À cause, entre autres, d’un enfant qu’elle n’a pas pu sauver à Alep.
Quand elle rentre à Herne Bay pour les obsèques de sa mère, Kate se souvient de cet endroit où tout allait bien jusqu’à la mort de David, son petit frère. Un accident, dira-t-on. Ensuite plus rien n’a jamais été pareil. Leur père est devenu violent. Leur mère a perdu la raison. Puis sa sœur, Sally, a sombré elle aussi, malgré l’aide de son mari, Paul.
Dès son retour dans la maison de sa mère, Kate se sent oppressée et abuse des somnifères. Elle entend un petit garçon crier la nuit chez les voisins et ne sait plus ce qui est réel ou le fruit de son imagination torturée. Alors elle prévient Paul et Sally qui ne la croient pas, la police non plus, il n’y a pas d’enfant chez la voisine qui vit seule. Pourtant elle l’a vu. Dans le jardin d’à côté. Elle sait qu’il existe…


Mon avis :

Vous l’avez sûrement compris dans les premières lignes mais j’ai adoré Ceux qui te mentent.

Pourtant c’était assez difficile au début car j’avais un rythme assez décousu donc pour suivre l’histoire ce n’était pas très facile alors que dès les premières lignes les « pourquoi », « comment » surgissent dans votre esprit comme un raz-de-marée. Et ce n’est pas près de se calmer, loin de là ! C’est même une sacrée houle qui s’abat.

C’est en tout cas la première impression que j’ai eu et qui n’a fait que se confirmer tout au long de ma lecture. Mais surtout une lecture qui devient de plus en plus addictive au fil des pages et que c’est bon ! J’ai ressenti comme un sentiment d’urgence à comprendre ces personnages que nous présentent l’auteure, à connaître davantage leurs vies, leurs blessures, leur passé, tout…

L’empathie m’a enveloppé tel un manteau et ne m’a pas quitté jusqu’à la fin.

Notamment parce que le thème de la guerre est abordée et qu’il fait malheureusement partie de notre quotidien, mais également par la détresse de Kate à son retour d’Alep. J’ai ressenti jusqu’au plus profond de mes entrailles ce que vit Kate mais surtout les conséquences qu’ont eu sur elle les évènements de son dernier voyage.

Parce que même en tant que reporter de guerre, elle est loin d’être épargnée par ce qu’elle voit au quotidien, sur le terrain

Certes, nous en apprenons par petits bouts, lorsqu’elle a ses « visions » liées à son stress post-traumatique mais également lorsqu’elle se rappelle de ce qu’il s’est passé à Alep et encore une fois, des conséquences que cela a engendré à ce jour.  Tout ce côté reporter de guerre, traumatisme, les scènes très imagées sont comme des fissures qui constitue le personnage mais également l’histoire.

Parce qu’après tout, l’enfant qu’elle voit est-il réel ou invente-t-elle ces choses ?  

C’est dans ce tourment d’indécisions que l’auteure nous met et surtout nous laisse. En effet, avec les flash-backs et le moment présent, j’ai eu cette sensation d’avancer à petit pas et du coup d’être confiner dans les incertitudes de Kate et la vie qu’elle a laissé en Angletterre, notamment à Herne Bay, où vit encore sa sœur et son beau-frère. Je me suis sentie enlisée avec elle dans ce désespoir latent dont elle essaie de se défaire tant cela peut impacter son quotidien. 

Et puis on apprend à connaître chaque personnage, principalement Kate et Sally. Et encore une fois, j’ai trouvé que Sally avait vraiment quelque chose à apporter.

Que je le dise dès maintenant, on apprend très vite qu’elle est alcoolique et quelque peu à la dérive. Habituellement, c’est le genre de comportement qui m’horripile, encore plus lorsque c’est le personnage principal. Mais pour le coup, il y a ce p’tit truc qui fait que c’était supportable et que je n’ai pas eu envie de lui claquer des baffes dès le début.

Elle ne m’a pas laissé indifférente, je l’ai même apprécié sur certains aspects, notamment lorsqu’on en apprend plus sur son enfance, avec Kate, qui n’a pas été la plus gaie du monde. Quand je vous dit, le sentiment d’urgence d’en savoir plus sur tout le monde, c’est vraiment une sensation qui m’a collé à la peau tout du long tant elle permet de mieux comprendre certains actes, certains comportements.

Et puis, plus on en apprend, plus on en redemande. Et surtout les petits turn-over qui sont mis en douceur mais qui vous feront l’effet d’un coup dans la poitrine… Il m’ont mis dans des états… parce que même si des hypothèses se forment dans ma tête, la plume de l’auteur est diablement efficace. 

Alors attention, il ne faut pas s’attendre à de l’action à tout bout de champs. Non là ce serait plutôt démêler le vrai du faux, une angoisse latente qui monte crescendo jusqu’à atteindre le point culminant. C’est aussi voir la psychologie de chaque personnage et les répercussions que cela a sur leur quotidien. C’est ce sentiment d’impuissance face à ce qu’à vu Kate en Syrie, face à ce que vit Paul au quotidien au côté de Sally, et ce que cette dernière s’inflige sans pouvoir s’arrêter. Ce sont toutes ces petites choses qui crée une atmosphère particulière qui ne vous lâchera pas jusqu’à la fin… Surtout à la fin! 

Et quelle fin ! J’ai adoré. Il n’y a pas d’autres mots. Je ne veux pas en dire plus mais le premier ressenti qui m’est venue c’était la jubilation. Vraiment. Rien que d’écrire mon avis j’en ai encore le sourire aux lèvres. Nuala Ellwood nous a fait un coup de maître comme j’aime et juste pour ça je ressors le « oh purée de petit pois c’est un truc de dingue! ». (remplacez les noms de plats parce ce que vous voulez bien entendu :p). 

En bref, un livre « truc de dingue », qui vous fera ressentir tout plein de choses. Une intrigue finement menée, qui va vous donner envie de tourner les pages jusqu’à la dernière.


Merci à Netgalley et aux éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

netgalley_logo

 

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Une réflexion sur “Ceux qui te mentent – Nuala Ellwood

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