Le gang des rêves – Luca Di Fulvio

Je ne sais pas à quoi je m’attendais avec ce livre mais sûrement pas à ça. 

Sûrement pas à avoir un tel coup de cœur et me sentir si vide à la fermeture de ce roman.

Sûrement pas à me retrouver plonger dans les années 20 à New-York avec tant de facilités. 

Sûrement pas à vouloir crier partout, à qui veut l’entendre « Hissez les torchons, Diamond Dogs! » 

Et pourtant, c’est bien tout cela qui m’a traversé et bien plus encore. 


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Editions Pocket 

Genre : contemporain

 


 

 

Résumé : 

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.


Mon avis :

Vous pourriez être effrayé par la longueur du pavé comme je l’ai été. Après tout 900 pages ce n’est pas rien surtout si c’est pour en ressortir déçu. Pourtant je vous dirais de foncer les yeux fermés, vous ne vous rendrez pas compte du temps qui passe car l’auteur a un réel talent de conteur.

Il m’a embarqué dans cette histoire, dans ces histoires de vies qui ne laisse pas indifférent qu’il s’agisse de Christmas, Cetta, Ruth ou encore Bill. L’auteur nous partage leurs histoires sur plusieurs années nous permettant d’observer, de les accompagner dans les choix qu’ils font, ceux qui leur sont imposer et où cela les conduit. Mais surtout, on suit Christmas et son entourage.

Christmas qui m’a fait rire tout comme il m’a touché. Christmas cet italien, fils d’une immigrée, qui se prend pour un américain. Avec lui, j’ai pris plaisir à écouter son histoire et celle de sa famille, dont Cetta sa mère. J’ai lu, j’ai bu chaque mot pour étancher ma soif d’en savoir plus et j’ai fini les larmes au coin des yeux. Parce que ce livre-là, Le gang des rêves, c’est une histoire humaine, conté avec des émotions tellement intenses que je ne pouvais décemment pas restée insensible.

Et autant l’auteur y est pour beaucoup, autant le traducteur a su retranscrire ses mots, ses émotions à la perfection.

Pourtant, je ne suis pas quelqu’un qui raffole particulièrement de l’époque des années 20. Je ne trouve pas cela plus attrayant que ça alors j’avais peur de m’y ennuyer un peu. Et bien je suis contente de m’être trompée. En effet, l’ambiance de ces années, la période de la prohibition avec les bars clandestins, les différents gangs situés à New-York et l’émergence du cinéma apportent un réel plus à l’histoire.

C’est peut-être bête à dire, mais je ne vois pas cette histoire se passait à une autre époque. Et lorsque même l’ambiance, l’atmosphère de la ville de New-Yord arrivent à aussi bien faire partie intégrant de l’histoire, alors moi lectrice, je me retrouve d’autant plus immergée et suis heureuse.

Il faut également souligner que l’auteur ne nous épargne pas. Il décrit les choses de manière assez crue, peu voire pas du tout édulcorée surtout lorsque cela concerne Bill. Et heureusement car encore une fois c’est ce qui fait que je plonge dans une histoire facilement. Sans être criant de vérité (quoi que…), j’ai besoin d’être bousculée, horrifiée, émue, contente de ce que j’ai lu. J’aime pouvoir me dire « ça m’a l’air tellement réel, mon Dieu ! J’y crois sans me poser de questions une seule seconde. ».

Et pour le coup les descriptions ne m’ont pas dérangé outre mesure. J’ai trouvé de manière générale que c’était bien dosée, je ne me suis pas sentie abrutie de détails bien au contraire. Cela donnait même un plus à certaines scènes de savoir comment ils étaient habillés et les différences entre quartiers pauvres et quartiers riches, que ce soient au niveau des habitants, de l’aspect vestimentaire, des habitations et du niveau sociale. Ca permet vraiment d’ancrer une atmosphère à l’histoire et c’est juste plaisant à souhait !

Je voudrais en parler encore et encore et vous donner tous ces détails qui ont fait de ma lecture que je pensais plaisante au début, une lecture coup de cœur. Malheureusement et heureusement je ne veux pas vous gâcher le plaisir de lire et de découvrir les tranches de vies de nos protagonistes.

Je terminerais donc avec MON coup de cœur en la personne de Sal qui m’aura émue aux larmes par son histoire, son caractère mais surtout les relations qu’il entretient avec Christmas et Cetta. C’est celui qui m’aura le plus touché.

J’écris cette chronique deux semaines après et j’ai toujours le même sentiment de plaisir de pouvoir partager mon avis avec vous. De pouvoir clamer haut et fort que « oui pétard ! C’est un coup de cœur bordel ! ». Alors je terminerais juste avec ces mots :

« Bonsoir New-York, hissez les torchons. »

Merci Diamond Dogs. 

 

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3 réflexions sur “Le gang des rêves – Luca Di Fulvio

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