Apocryphe – René Manzor

J’aime la plume de René Manzor. Peu importe la thématique, il sait me transporter le temps d’un livre. Apocryphe ne fait pas exception. Je dirais même que je me suis vue à Jérusalem au premier siècle. Un roman noir qui, en s’inspirant d’écrits évangéliques mais également de faits réels, nous tient en haleine, nous émeut et nous horrifie. Avec Apocryphe, René Manzor m’a offert un moment unique de lecture.


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Editions Calmann Levy

Genre : thriller

 

 

 

 


Résumé :

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage
son père agoniser sur une croix.

Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

UN ADOLESCENT EN QUÊTE
DE JUSTICE ET DE VÉRITÉ,
UNE FRESQUE ÉPIQUE, VIOLENTE ET ÉMOUVANTE,
UN THRILLER BIBLIQUE À COUPER LE SOUFFLE,
RELECTURE STUPÉFIANTE
DE L’HISTOIRE OFFICIELLE.


Mon avis : 

Et si l’Histoire avait été différente ? Et si tout ne s’était pas déroulé comme le raconte les apôtres dans leur Evangile ? René Manzor nous offre une histoire que l’on pourrait croire sans problème tant les détails, les personnages nous paraissent réels et nous deviennent familiers à force de les côtoyer. Je dois avouer que je ne suis pas ne grande connaisseuse en ce qui concerne la Bible ni même l’Empire Romain. Alors je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre et si j’allais aimer ma lecture. 

Et voilà que l’auteur arrive à me happer durant 400 pages. J’ai du prendre quelques notes au début, histoire de ne pas m’y perdre face à tous ces noms, tous ces lieux. Car c’est un périple que j’ai suivi, que j’ai lu. Le périple de David de Nazareth, fils de Yeshua, en quête de vérité mais surtout en quête de lui-même. 

En effet, dans Apocryphe tout n’est pas blanc ou noir, il n’y a pas d’un côté les gentils et de l’autre les méchants. On a à faire avant tout à des êtres humains avec leurs forces et leurs faiblesses. Et ça, l’auteur nous le montre bien avec ce questionnement continu sur les actes réalisés ou envisagés par nos protagonistes. Est-ce que la foi explique tout, pardonne tout ? Peut-on mettre la foi au-dessus de tout ? Jusqu’où est-on prêt à aller pour ses convictions personnelles ? 

Toutes ces questions m’ont traversés l’esprit lors de ma lecture car j’ai côtoyé, évolué avec un fils en colère, un Romain repenti, une femme esclave, mais aussi des Hommes et des Femmes forts se battant pour leur conviction. 

Ainsi, je dirais que l’intrigue se situe à différents niveaux et surtout par rapport à ces questions qui nous viennent à l’esprit. Qui de Rome ou du peuple juif gagnera cette guerre ? David de Nazareth est-il le prophète tant attendu ? Et encore une fois, jusqu’où est-on prêt à aller pour ce que l’on voit ? 

Il y a derrière ces lignes un véritable travail de recherche de la part de l’auteur et son métier de scénariste s’en ressent tant je me suis sentie immergée dans le décor environnant. Difficile de fermer les yeux en lisant mais j’ai quitté le froid d’Octobre pour me diriger vers cette chaleur caniculaire, ce désert empli de dangers et ces batailles sanglantes. Comme dirait notre cher Obélix : « ils sont fous ces Romains! ». Parce que l’on suit également le quotidien du côté romain notamment celui de Caligula et de Ponce Pilate… et niveau folie la barre se situe assez haute. Le dégoût, l’horreur m’a pris plus d’une fois d’autant plus que nous ne sommes pas épargnés sur les détails. Hommage lors de la scène du Cirque qui résume assez bien la cruauté de Caligula. 

Ainsi, comme dit plus haut, on suit nos protagonistes dans leur quête. Quête de pardon, quête de rédemption, quête de pouvoir… il y en a pour tout le monde. Et c’est assez étrange de se dire qu’une intrigue qui se situe au premier siècle se transpose si bien à notre époque. Je pense que ça a beaucoup joué sur mon empathie envers ces personnages tels que David, Longinus, Farah mais aussi Saul ou encore Judas. Tous ont un but et on les suit dans cet accomplissement entre deux batailles sanglantes. On passe du pire au meilleur et inversement sans que cela ne choque et surtout sans temps mort.

Du début jusqu’à la dernière phrase j’ai été prise dans cette épopée. L’impression que cela ne s’arrête jamais et que l’on en prend plein les yeux à chaque page. C’est ce qui a d’ailleurs rendu ma lecture aussi addictive. 

En bref, 

Avec Apocryphe, René Manzor nous révèle encore une fois toute l’étendue de son talent. Un thriller biblique, prenant, haletant qui m’a parfois pris aux tripes. Laissez-vous transporter au premier siècle avec tous ces personnages marqués par leur histoire, par leur foi et qui ne vous laisseront pas indifférents. Un thriller qui questionne également mais une histoire que l’on dévore happé par l’ambiance, le décor et l’intrigue. 

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6 réflexions sur “Apocryphe – René Manzor

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