Guerilla – Laurent Obertone

En voilà une dystopie qui a de quoi mettre mal à l’aise, je dirais même en PLS n’importe quelle personne qui s’y attarde. Pourquoi ? Parce que ce qui est écrit dans Guerilla c’est simplement ce qui pourrait arriver demain. En un peu plus de 400 pages, l’auteur nous décrit une France apocalyptique, dans le chaos pour la « goutte de trop ».


Editions La mécanique Générale / Ring


Résumé :

La guerre civile était inévitable.
Vivez l’Apocalypse des trois derniers jours de la France.

Dans une France proche et obscure, une descente de police dans une cité sensible tourne au drame : un policier pris dans un guet-apens perd son sang-froid et tire aveuglément.

La cité s’embrase et tout le pays vacille. De villes en villes, le feu se propage et la République explose.

Forces de l’ordre, voyous, terroristes, responsables, journalistes, citoyens, tous sont submergés par le raz-de-marée du chaos.

Rapidement, réseaux électriques et hydrauliques tombés, faute d’approvisionnements, d’ordre, de moyens de communication, de transports et de secours, la déferlante gagne la campagne, la société vole en éclats et les villes sont la proie de violences, de pillages et de gigantesques incendies. Des terroristes, dépassés par les troubles, déclenchent des actions de grande ampleur depuis les terres, la mer et le ciel.

Privés de tout, livrés à eux-mêmes, les citoyens s’apprêtent à faire face au carnage.

Les événements décrits dans Guerilla reposent sur le travail d’écoute, de détection et les prévisions du renseignement français. Après deux ans d’immersion au contact d’agents des services spéciaux et des plus grands spécialistes de la terreur et des catastrophes, l’auteur du chef-d’oeuvre Utøya (l’affaire Breivik) et de l’enquête phénomène La France Orange Mécanique livre un roman météore ultra-réaliste et nous plonge dans le récit paroxystique de la guerre civile.


C’est criant de vérité. Tellement. Trop.

J’ai du effectuer quelques pauses dans ma lecture parce que je n’ai pas vraiment de mal à me dire que ça peut arriver demain. Qu’est-ce qui peut arriver demain ? Ce que j’appellerais la fin du monde.

Ici, pour une confrontation de trop entre policiers et délinquants de la cité, le feu au poudre est mis, le chaos peu commencer.

Et ce qui est réellement terrifiant, malaisant, c’est qu’une grande majorité de la population retourne à ses plus bas instincts et la seule loi qui règne est celle de la survie. Ici, le mieux vivre ensemble n’existe plus et ce à qui ça en profite, majoritairement, ce sont les extrémistes, ce qui vivent en marge de la société mais également l’Etat islamique.

Quoi de mieux que le chaos pour imposer son pouvoir, sa puissance ?

Je vous le redis, sacré lecture qu’est Guerilla. On suit plusieurs personnages plus ou moins hauts placés en France et on les regarde tentés de s’en sortir. Se sortir d’une situation qu’ils ont eux-mêmes générés en prônant le mieux vivre-ensemble et en accédant à des requêtes dans le but d’apaiser le « peuple ».

Sincèrement, entre vous et moi, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Est-ce que j’allais accrocher à ce que voulait nous raconter Laurent Obertone? Surtout que ce qu’il décrit dans ses pages relèvent d’informations de divers organismes, cela concerne également notre actualité.

Et puis je me suis laissée prendre dans cette lecture, dans cette France qui souffre, dans cette France qui pourrait au final, être celle de demain.

Ah je vous l’ai dit, Guerilla est détonante de réalisme et je ne cesserais de le répéter. Il m’a marqué parce qu’il y a la violence, la mort, la trahison mais aussi l’espoir aussi infime soit-il. Quand on voit ou lit, en occurrence, comment en trois jours tout part en vrille, on prend la moindre lueur pour réchauffer notre petit cœur. C’est quelque chose qu’on retrouve dans des scènes ici et là mais elle permet de sortir la tête de l’eau, ne serait-ce que quelques secondes.

En bref,

Guerilla, c’est un livre qui doit être lu parce qu’il relate des faits de ce qui pourrait se passer selon certaines décisions prises. Il a relevé également en moi un cas de conscience, à savoir où se dirige-t-on ? Et est-ce que moi, à mon humble niveau je pourrais changer quelque chose ? Et comment j’agirais si jamais ? Guerilla ne laisse pas indemne parce qu’il décrit quelque chose qui malheureusement paraît un peu trop dans notre actualité. C’est une dystopie où la fiction rattrape peu à peu la réalité. Je ne peux que vous le conseiller surtout que la suite est prévu pour septembre.



Quelques citations : 

« Rester ici, c’était se résigner à une espérance de vie digne d’une bande d’arrêt d’urgence. »

« Des témoins approchèrent, toujours prompts à s’élever contre une quelconque brutalité policière. Ils furent refroidis par la vue des cadavres, de la femme agonisante, et de l’arme ensanglantée. L’un d’eux filma tout de même, ce qui était la moindre choses; ça ferait beaucoup de vues sur Internet… »

« La catastrophe, on l’anticipe, on l’attend longtemps, et quand elle est là on comprend que rien ni personne ne pourra aller aussi vite qu’elle. »

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2 réflexions sur “Guerilla – Laurent Obertone

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