Ce que savait la nuit – Arnaldur Indridason

Cette année je continue ma découverte des polars islandais. Et s’il y a bien un auteur qu’on ne présente plus dans ce genre, c’est bien Arnaldur Indridason. Dans Ce que savait la nuit, l’auteur met en scène un nouveau personnage charismatique qui vous embarque dans les rues de Reykjavik et vous fera côtoyer les glaciers.


20190308_1921437639027429140727636.jpgEditions Métailié 


Résumé :

Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement. Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience, en partie sabotée par la négligence d’un policier toujours en service.

Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – le meurtre de son père n’a jamais été élucidé et sa femme vient de mourir d’un cancer –, Konrad doit reprendre ses recherches, malgré les embûches et la haine. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard et le supplie de trouver ce qui s’est passé pourrait l’aider à avancer…


Je ne connais pas bien cet auteur, ne l’ayant réellement découvert que l’année dernière avec la Trilogie des ombres et les deux premiers tomes mettant en scène le commissaire Erlendur. Mais j’ai remarqué qu’il aimait transposait un fait d’actualité, de science autour de son intrigue et qu’il adore les cold case. 

Et ici, quoi de mieux que déterrer une ancienne affaire sur un glacier en fonte lié au réchauffement climatique. Une affaire qui a suivi toute la carrière de ce flic à la retraite et qui le hante encore aujourd’hui. Pour lui pas question de retourner bosser pour prêter main forte à ses anciens collègues mais ça ne l’empêchera pas de renouer avec cette affaire pour trouver la vérité et mettre un point final à son enquête. 

Encore une fois, Arnaldur Indridason nous entraîne dans un environnement où l’on a envie de s’y plonger et qui a son rôle à jouer dans l’histoire de façon indirect. Après tout, c’est bien dans un glacier que l’on retrouve un cadavre. Je l’ai déjà dit pour Ragnar Jonasson mais l’ambiance qui se crée dans les polars islandais, notamment grâce au décor qui change en fonction de l’avancée de l’intrigue, donne cette sensation que cette dernière est un personnage à part entière. Et c’est un personnage qui a le pouvoir d’influencer le cours des évènements selon comment il intervient.

Là où je pouvais trouver que les polars nordiques traîner en longueur, aujourd’hui je trouve que c’est un must pour planter le décor et savourer l’intrigue à son maximum.

De plus, je me suis attacher à Konrad, ce nouveau protagoniste, légèrement écorché vif, qui n’est pas sans rappeler Erlendur. J’ai dénoté une certaine fragilité, une certaine mélancolie chez cet homme que je ne peux que me prendre d’affection pour lui. Surtout qu’à côté de ça il n’hésite pas à prêter main forte à des gens aussi paumés que lui. 

L’histoire est douce tout en étant dur par les thèmes qu’elle aborde. Ou plutôt l’écriture, et la traduction, sont poétiques et amènent les choses en douceur. J’ai vraiment eu l’impression de suivre l’épisode d’une série où visuellement je n’ai aucun mal à me situer. Et que les choses se déroulent comme si ça allait de soi.

Un cold case qui remonte à la surface et fait remonter une multitude de souvenirs pour nos protagonistes. L’auteur prend le temps d’amener les choses mais il construit son intrigue de sorte que l’on ait pas l’impression de stagner. 

Et surtout tout à l’air d’aller de soi, pas de dénouement ou de retournement de situation alambiquée. C’est bien amené, ça répond à des questions que j’ai pu me poser sur le pourquoi du comment. Et du coup j’en ressors totalement satisfaite.

En bref, 

Je pense qu’à la fin de cette année 2019, je vais pouvoir clamer haut et fort mon amour pour les polars islandais. Clairement ils n’ont pas leur pareil pour intégrer un décor à leur enquête et nous familiariser aussi facilement avec les personnages principaux. C’est simple j’ai eu l’impression de marcher à leurs côtés et de les soutenir dans leurs actions. Ce que savait la nuit, on se promène dans le présent et dans les souvenirs de Konrad. On se familiarise à ce nouvel environnement et on prend part à cette intrigue tout en douceur. Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce dernier livre de Arnaldur Indridason.

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2 réflexions sur “Ce que savait la nuit – Arnaldur Indridason

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