Les refuges – Jérôme Loubry

Epoustouflant. Exceptionnel. Bluffant. 

Ce nouveau thriller est une pépite que j’ai lu, dévoré en moins de 24 heures. Que dis-je ! En moins de 10 heures même. Il signe et confirme le talent de l’auteur qui nous offre un thriller psychologique de qualité. 

Pas de doute que Jérôme Loubry a su s’imposer dans le milieu du thriller et il est en passe de devenir une référence pour moi. 

Alors accrochez-vous et préparez-vous à pénétrer dans une intrigue qui vous happera de bout en bout. 

Je vous parle aujourd’hui de Les refuges de Jérôme Loubry aux éditions Calmann-Levy.


20190902_1732545559938103969954491.jpg

Editions Calmann-Levy

Prix : 19€90

395 pages


Résumé :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…


Quelle intrigue ! 

Quelle manière de façonner son histoire en alternant point de vue et époque. C’est un peu la marque de l’auteur cette construction et pourtant si la forme peut semblait identique, le fond est totalement différent. 

D’entrée de jeu, l’auteur nous met l’eau à la bouche avec un prologue qui intrigue et qui donne envie de tourner les pages avec une certaine fébrilité. Et nous voilà embarquer dans une intrigue psychologique parfaitement mené. 

C’est simple, les cent premières pages j’ai été prise d’une véritable angoisse, de ne pas savoir ce pouvait bien se déroulait sur cette mystérieuse île en Normandie. Angoisse majorée par l’ambiance qu’instaure l’auteur notamment à travers l’environnement dans lequel évolue les protagonistes. 

Rien est laissé au hasard. 

Ni la météo et ses nuages menaçants ni ces couleurs de paysages un peu passés et encore moins ces silences inquiétants, pesants… Mais surtout, les habitants de cette île sont aussi mystérieux que cette dernière, entraînant une angoissante pesante qui colle à la peau jusqu’à la fin. 

Sandrine, le personnage principal de cette histoire, va se retrouver à déterrer un passé qui aura des répercussions sur son présent à elle. Après tout, il n’est jamais très bon de trop creuser le passé, là où les secrets sont les mieux enfouis. Et ça elle l’apprendra à ses dépens. 

Si les cent premières pages ne sont que stress permanent, le reste de l’intrigue nous laisse un peu de répit pour se concentrer sur l’enquête en cours et l’aspect psychologique. Cela va nous permettre de comprendre pourquoi Sandrine a été retrouvé au bord d’une plage couverte de sang et qu’a-t-il bien pu se passer sur cette île ?

Oui parce qu’au final la première partie n’était que la partie visible de l’iceberg.

Ce qui nous attend par la suite est bien plus vicieux qu’un simple stress. C’est l’envie de découvrir la vérité, de connaître le pourquoi du comment et cela dans une atmosphère sombre et quelque peu oppressante.

C’est là que j’ai pu voir toute l’étendue du talent de Jérôme Loubry. Il s’amuse à distiller le doute en nous, la peur et une certaine appréhension par rapport à ce qui va ou pourrait arriver. Je me suis beaucoup plus imprégnée de l’ambiance que des personnages même s’ils possèdent une aura particulière et quelque peu envoûtante si je peux me le permettre. 

Même s’ils sont intrigants et intéressants, j’ai parfois eu l’impression qu’ils se fondaient aussi dans le décor en laissant l’environnement prendre le dessus. Cependant l’intrigue permet d’avancer en se développant à travers leurs souvenirs, leurs actes et leur présent. Au final je dirais qu’ils sont tout aussi important que l’atmosphère choisis pour développer l’histoire.

Mais il faut dire que le milieu dans lequel ils évoluent ne fait que renforcer la sensation de malaise qui m’a étreint au fur et à mesure de ma lecture. (Pas 100% rassurée la fille, je vous le dis moi.)

Et bordel ça fait du bien !

Parce qu’au final, ce qui fait que je n’ai pas arrêter de tourner les pages, c’est cette atmosphère étouffante, mystérieuse et qui t’amène plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. La sensation de devoir douter de tout et de tout le monde est appuyé par un décor sombre, pluvieux et glacial.

Et elle colle à la peau tout du long jusqu’à ce le dénouement nous délivre enfin en répondant à toutes nos interrogations.

Et enfin, on en ressort plus serein, heureux d’être arrivé au bout mais nostalgique de quitter Sandrine et cette île. 

En bref, 

Lisez-le ! Et si vous n’avez jamais lu les autres livres de cet auteur , lisez-les! 

Avec Les refuges, Jérôme Loubry nous embarque dans une histoire glauque et prenante psychologiquement parlant. Chaque mot, chaque phrase, chaque page à son importance. On ne voit pas les pages défilées tant on est pris dans cet engrenage infernal à vouloir connaître la vérité à tout prix.

L’ambiance, l’aura des personnages, le décor… chaque ingrédient qui compose ce livre permet de s’immerger complètement dans l’histoire et nous en fait ressortir abattu, groggy mais également nostalgique de devoir déjà les quitter aussi vite. 

Alors n’attendez plus et allez vite vous le procurer mais savourez chaque page que vous lirez.


Quelques Citations :

« Les gens se réfugient derrière le mot folie quand ils ne peuvent ou ne veulent envisager une étrange réalité. »

« Elle dit simplement que parfois les hommes dansent avec le diable, et que souvent, c’est lui qui sourit… »

Si jamais vous voulez connaître mon avis sur Les chiens de Détroit et Le douzième chapitre, je vous mets les liens juste en-dessous =). 

Les chiens de Détroit 

Le douzième chapitre

19 réflexions sur “Les refuges – Jérôme Loubry

  1. Marie-Paule

    Note à l’auteur de ce site.
    De grâce, pourriez-vous soigner votre orthographe par respect pour le lecteur qui doit se torturer l’esprit pour comprendre certaines phrases qui sont un véritable charabia. Merci d’avance.

    J'aime

    1. Je vous ai déjà demandé une fois où se situait mes fautes et vous ne m’avez jamais répondu. Je vous le redemande encore aujourd’hui. De plus si ce que j’écris vous torture à ce point, vous pouvez vous désinscrire à tout moment, je ne m’offusquerai pas du tout ! Bonne soirée à vous.

      Aimé par 1 personne

  2. Ping : Jérôme Loubry – Les refuges | Sin City

  3. Ping : Bilan Septembre 2019 – Un Livre Toujours

  4. Ping : Les coups de foudre de 2019 – Un Livre Toujours

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s