Guérilla : le temps des barbares – Laurent Obertone

Attendu comme le Messie, il était un des livres de la rentrée littéraire que j’attendais avec le plus d’impatience.

Le premier tome m’avait fait le coup d’un uppercut en pleine face de par sa violence, de par ce qui s’y déroule en si peu de jours, en seulement 3 jours.

Ici on monte un cran au-dessus. Dans la violence, le désespoir, la solitude mais surtout dans la survie.

Accrochez-vous, prenez vos tripes dans les mains et plongez au temps des barbares.

Je vous parle aujourd’hui de Guerilla : le temps des barbares de Laurent Obertone paru aux éditions Ring.


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Editions Ring

Prix : 19€95

427 pages


Résumé :

Du sang, des armes et des larmes.
Voyage au bout de la guerre totale.
Plus d’État.
La France s’est effondrée en trois jours, livrée aux assassins qui tiennent les rues, aux chiens de guerre qui terrorisent les campagnes. Partout le pillage. La folie. La survie. Partout le silence des réseaux détruits. Et partout la violence.

Plus de règles.
Des crânes perforés de balles, des ombres qui fuient, des rues dévastées, des cadavres déchiquetés à perte de vue, des ordres, des plaintes, des cris, des rafales d’armes automatiques se répondant d’une rue à l’autre, des geysers de flammes et le bruit sourd des rotors brassant le ciel ardent des villes.

Plus d’issue.
Ils étaient de simples citoyens. Ils ne sont plus que des créatures humaines, privées de tout, isolées dans leur méfiance, prêtes à tuer pour un bidon d’essence.


Ce livre est une claque. Voilà qui est dit.

C’est une claque parce qu’il est encore plus percutant que le premier. Et ça il fallait le faire.

C’est une claque parce que tu en prends plein la tête encore une fois. Et personne n’est rôdé pour affronter ça. En tout cas pas moi.

Ca secoue, ça prend aux tripes comme si j’étais parmi eux à tenter de m’adapter, à tenter de survivre, de tuer et de sauver.

Guerilla c’est toujours aussi incisif, mordant, poignant.

C’est violent et personne n’est épargné. Vous pouvez vivre dans le coin le plus reculé de France que l’apocalypse qui semble toucher le pays vous trouvera et essaiera de vous annihiler au chaos qui règne.

Un sentiment de désolation m’a étreint à certains moments mais pas que. En réalité c’est tout plein d’émotions contradictoires qui vont et viennent et foutent un bordel monstre dans ma tête et dans mon cœur de midinette.

C’est violent et même si on s’y attend plus ou moins, sachez que chacun des protagonistes que j’ai rencontré au fur et à mesure de ma lecture ont suscité quelque chose en moi, du positif comme du négatif.

Nul besoin de les connaître en long, en large et en travers… leurs actions suffisent à se forger une idée, une opinion sur eux.

Pas d’attache envers, ni vraiment d’affect et pourtant comme dit plus haut ils ont cette capacité à ne pas laisser indifférent.

De plus, force est de constater que la plume de Laurent Obertone est devenue plus acérée, plus assurée aussi et nous offre un deuxième opus de Guerilla plus abouti en nous impactant d’une façon légèrement différente. Ce n’est pas un copier/coller du premier mais une intrigue qui nous déroule l’après et comment la population s’habitue à ses nouvelles conditions de vie.

Il reste un roman d’anticipation, une dystopie qui fait toujours aussi froid dans le dos car criant de vérité et de réalisme. La question « et si ça arrivait vraiment? » ne m’a pas réellement quitté. Elle logeait dans un coin de ma tête pour me revenir en pleine face à la dernière page tournée.

Et puis maintenant que le chaos règne, l’ambiance change elle aussi.

Plus sombre, plus oppressante. Et majorée par l’environnement hostile dans lequel évoluent nos protagonistes. Un sentiment qui est d’ailleurs exacerbé par les descriptions que nous délivre l’auteur. C’est précis, concis et on a aucun mal à s’imaginer le temps qui règne autour d’eux.

La nature exerce elle aussi sa pression envers cette population qui se retrouve désarmée, démunie, livrée à elle-même. Et cela ne fait qu’accentuer cette ambiance un peu (euphémisme) malsaine, chaotique qui règne.

Pour dire, j’avais parfois l’impression d’être seule au monde, abandonnée de tous. Cette lecture je l’ai vécu jusqu’au fin fond de mes entrailles.

D’autant plus qu’ici, Laurent Obertone nous tient par la peau du cou et dirige notre regard vers une France qui a complètement bousculé du jour au lendemain. Effet domino garanti, les évènements continuent de s’enchaîner entraînant ainsi toujours plus de conséquences à différents points de vue.

Impossible d’imaginer comment ceci va réellement se terminer. Et quelque part je n’ose me l’imaginer.

En bref,

La fin appelle à un troisième tome que j’ai hâte de découvrir même s’il faut que j’attende 2020 pour cela. Après le temps des barbares allez savoir ce que nous réserve l’auteur. Mais pas de doute pour moi, il a mon entière confiance et je sais déjà que je serai au rendez-vous tout comme je l’ai été pour celui-ci.


Ils en parlent sur Instagram : 

Angie – Culturez moi ; orchidette_bouquine ; books_owl

Ils en parlent sur les blogs : 

Anaïs Serial Lectrice

2 réflexions sur “Guérilla : le temps des barbares – Laurent Obertone

  1. Ping : Bilan Octobre 2019 – Un Livre Toujours

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